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Entretien avec la référence de la musique tradi-moderne Bi Zoto !

N’est pas artiste qui veut mais est artiste qui peut. De nombreux artistes ont envahi tous les cinq continents du monde. Ils sont repartis en deux groupes, le groupe traditionnel et le groupe moderne. Dans nos recherches nous avons trouvé l’un d’entre eux ce dernier combine les deux rythmes.

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Elite Magazine Inter : Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs svp ?

Je suis Bi zoto, je suis Gouro de Sinfra et plus précisément du village de Djiamouadji.

EMI : Depuis quand avez-vous commencé la musique ?

Bizoto : J’ai commencé à chanter depuis mon enfance, mais j’ai commencé à y mettre du sérieux dans les années 90 en côtoyant les anciens leaders en l’occurrence Abel et le Yeple Djazz, Bozan   Clavert, Goré Rico, bebezo, Djazz de Tofla.

EMI : Tous dans la région de Sinfra ?

B.Z : Tout à fait.

EMI : Vous dites dans les années 90 ?

B.Z : Effectivement, après cet épisode, le 9 juin 1991 je me suis inscris à l’émission première gamme organisée par le ministère de l’information et de la culture à la télévision ivoirienne. Sur 1415 candidats, j’ai été sélectionné pour les phases finales dont la finale a eu lieu le 06 juillet 1992 en direct de la télévision ivoirienne. Le live a été accompagné par l’orchestre de la RTI dirigée en son temps par John Denis Scott.

Comme je le disais tantôt, sur 1415 candidats j’ai été lauréat en remportant ce concours. Il faut ajouter à cela l’importance de la qualité des membres du jury dont le président, Mr Robert Antoine qui lui était le président du conservatoire musical de Paris, venu spécialement de la France. Ensuite, j’ai mis un album sur le marché qui a été dédicacé le 1er novembre 1992.

 

EMI : C’était donc votre premier album sur le marché ?

B.Z : Oui, C’était le tout premier, dont le titre phare m’a permis de remporter l’émission qui s’intitulait « Giselle ». Au terme de cet album, le titre dominant intitulé « Avritabli » était sur la face B de l’album. « Avritabli » est un    proverbe Gouro qui fait allusion au courage et à la persévérance. La signification étymologique en français veut dire : « quelque soit la laideur tu ne seras jamais rejeté ».

Avec cet album j’ai été 9 fois premier au Hit-Parade en Côte d’Ivoire et 6 fois à l‘émission Afrique Etoile présentée à l’époque par Macy Domingo, j’ai aussi vendu 94000 exemplaires, cette vente était la meilleure en Côte d’Ivoire pendant 9 mois.

Je profite de cette interview pour raconter une anecdote : « Lorsque l’artiste reggae man Lucke Dube s’est rendu pour la toute première fois en Côte d’Ivoire, il a demandé à écouter le rythme ivoirien, à cette époque je partageais, la célébrité avec feu Gnaoré Djimmy ,  compte tenu du fait que mon morceau ‘’Avritabli était en vogue et choisi 5 fois d’affilé pour l’émission Variétoscope, comme rythme ivoirien pour ainsi vendre au mieux la culture ivoirienne ‘’, Accompagné de Pascal Lokoua  Kanza (Congolais de Kinshasa), Luke Dube opte pour mon morceau comme meilleur rythme Tradi-moderne et celui de Meiway comme meilleur artiste moderne.

Au regard de cette sélection prestigieuse de la part de Luke Dube, nous avions été célébrés (Meyway et moi), le 08 Novembre 1996 à l’Hôtel du Golf en direct de l’émission HAPPATAM, si j’ai encore une bonne mémoire, le numéro de la chambre que j’occupais était le 484.

Bien avant la finale de l’émission première Gamme, le Directeur en l’occurrence Mr Issa Sangaré avait demandé à chacun des 11 finalistes de ramener un orchestre, c’est ainsi que j’ai créé mon groupe orchestral nommé le « Ziguignon » qui travaillait avec toute la nouvelle génération.        Aujourd’hui je peux dire que j’ai eu du succès dans cette initiative car la plupart des adhérents à ce groupe ont connu une évolution  remarquable en sortant des albums qui sont : Seri    Zéphirin et Marcelin Bahe Bi, aujourd’hui ces  artistes s’en sortent bien tout de même.

EMI : Cet épisode de votre carrière musicale est purement focus sur le national, c’est-à-dire en Côte d’Ivoire ? Dites-nous à quel     moment avez-vous pris l’initiative     d’exporter votre music à l’international et plus précisément en Angleterre ?

B.Z : Compte tenu du succès en Côte d’Ivoire et de la vente explosive que cet album a connu à l’échelle nationale, le    ministère de la culture décide en 1997 de m’engager pour la valorisation et la promotion de la culture ivoirienne lors de la Francophonie en France, je n’ai pas répondu favorablement à cette offre à cause de certaines          difficultés. Mais, après j’ai fait une demande de visa pour un voyage temporaire en France. A cause de certaines difficultés cette fois-ci administratives, j’ai décidé de rallier l’Angleterre et plus précisément Londres.

 

EMI : Combien de temps aviez-vous passé en France ?

B.Z : Je fais 1 an 6 mois, avant de regagner l’Angleterre le 19 novembre 2000.

 

EMI : Comment êtes-vous arrivé à faire la musique ici en Angleterre ?

B.Z : J’étais déjà un artiste confirmé depuis la Côte d’Ivoire donc mon insertion devrait naturellement être aisée, je tiens à rappeler que j’étais parallèlement à ma qualité d’artiste membre de la commission réconciliation au     Burida qui a facilité la cohésion ou     réconciliation entre feu Gnaoré Djimmy et Luckson Padaud.

EMI : Pas de soucis, nous reviendrons tout à l’heure sur le Burida, parlez-nous plutôt de votre expérience ici à Londres.

B.Z : Ok, pour revenir sur mon expérience, je le disais    tantôt, l’Europe a ses réalités et surtout cette complexité administrative dont on a tous dû faire face à un moment donné, compte tenu de cet état de fait, j’étais donc obligé de toucher à une autre activité différente bien sûr de celle de la musique pour m’ensortir financièrement et socialement.

EMI : Laquelle des activités aviez-vous exercé à votre arrivé à Londres ?

B.Z : Belle question, je me suis orienté dans le domaine de        l’hôtellerie et plus précisément dans celui du culinaire, j’ai été  étudié dans une université culinaire ou je sors comme chef de     partie, mais je commence d’abord comme sous-chef      senior, puis chef Sénior et     aujourd’hui grand chef.

J’ai exercé dans les 10 meilleurs Hotels reconnus à Londres en l’occurrence-Lagrange  Brasserie, Le Tenbrink, Le Ritz, Le Tower Bridge.

EMI : Vous avez donc rangé la musique ?

B.Z : On ne le dirait pas ainsi, il faut faire la différence entre le talent et le don c’est donc dire que lorsque vous apprenez un métier que vous ne l’exercez pas pendant un moment vous en perdrez les     préceptes, en  revanche si cette chose est un don vous ne pouviez aucunement en perdre les préceptes.

La musique, je la vie, même étant en cuisine, cela n’étonne pas mal des collègues qui découvrent ce talent inné. C’est ainsi lorsque tout était au beau fixe au niveau administratif en 2004, Mr Simplice Ouongui signe avec mon album un contrat avec TV5, Air France qui continue toujours de jouer cet album dans ses vols. C’est toujours dans cette dynamique qu’il a voulu organiser une dédicace à la salle de Brixton pour ainsi faire la promotion, malheureusement à quatre jours de l’évènement les choses ont tourné autrement à cause d’une dénonciation faite de nos panneaux publicitaires qui seraient placés sur des places publiques. C’est ainsi que le 14 juillet 2005 après avoir rempli convenablement toutes les formalités administratives, je décide de m’auto-produire.

 

EMI : Quel est le rôle de votre épouse dans cette maison de production ?

B.Z : Mon épouse qui se nomme madame Valérie Bi zoto est la directrice de la maison de Production dont le nom est     « Yaapla production ».

EMI : Pourquoi chantez-vous uniquement qu’en langue locale, c’est-à-dire le gouro, est-ce que cela vous permet de vendre au mieux votre music ?

B.Z : Je veux dire que je fais du tradi-moderne, donc une       musique purement ivoirienne et l’ambition nourrie c’est de  promouvoir la culture ivoirienne, ce style musical est plus basé sur la croche, voyez-vous.

EMI : Dites-nous, quel est l’aspect moderne dans votre style musical ?

B.Z : L’aspect moderne, c’est la rythmique.

EMI : Avez-vous déjà fais des concerts à Londres ?

B.Z : Je fais plus des      soirées dansantes, que des concerts proprement dits, après, je reçois également des invitations pour des      cérémonies maritales, anniversaires, funéraires etc. Sinon en dehors de tout cela j’ai déjà participé à des grandes         prestations.

EMI : Dites-nous quelle est la structure des artistes ivoiriens de Londres ?

B.Z : Parlant de la structure, je dirai plutôt que les choses sont à la traine, il y’avait l’ainé Koré Vagnan qui avait la responsabilité d’organiser les choses dans ce sens. Mais depuis mon arrivée certaines personnes m’ont   approché pour    relancer cette initiative afin d’organiser au mieux notre structure et coordonner les activités dans le bon sens. Nous sommes également confrontés à un bémol de      disponibilité des uns et des autres, chacun a son planning donc manque de temps pour assister aux réunions, mais j’y pense reprendre la main.

EMI : Selon certains penseurs, les chantres ont plutôt pris le dessus sur la musique tradi-moderne, qu’en pensez-vous ?

B.Z : Pour moi si tel est le cas et que cela fait avancer la music ivoirienne c’est déjà une bonne aubaine, cela y va dans l’intérêt de la musique en général. Pour un artiste comme Bi zoto qui ne vit pas du playback mais plutôt du live il faut le dire que nous avons besoin de matériel sophistiqué et surtout d’instrumentistes qu’on trouve rarement, j’en connais un seul Koré        Vagnan qui a étudié à L’INSAAC, compte tenu de cette pénurie , instrumentiste et matériel il est donc naturel qu’on se meure artistiquement au profit des chantres. Je leur tire donc mon       chapeau pour le travail qu’ils abattent.

 

EMI : C’est donc dire que sans instrument il est impossible de faire du tradi-moderne ?

B.Z : Sans instrument il est impossible de faire le style musical que nous exerçons, à la différence de la musique moderne comme le coupé décalé nous avons fortement besoin d’instrument car en tant qu’artiste tradi-moderne l’on ne peut uniquement se baser sur la boite à rythmique qui elle, a besoin d’une percussion très forte ; c’est-à-dire au niveau de la percussion il faut la cloche, les petits tam-tams, les moyens tam-tam et les gros tam-tams, donc un total de 6 tam-tams. Ensuite, en ce qui concerne la batterie les caisses, les cymbales etc. ajoutées tout cela un bon guitariste un bon soliste et un bon basiste. C’est donc dire qu’on ne peut pas tout   programmer automatiquement et chanter par la suite, chose impossible à réaliser parce qu’il faut aussi même en chantant des personnes pour les chœurs pour       l’accompagnement.

EMI : Combien de personnes faut-il au total ?

B.Z : C’est une équipe au minimum de 10 personnes réparties comme suit : 3 guitaristes, 4 percussionnistes, un clochiste, 1 batteur et peut être 2 accompagnateurs.

EMI : Etes-vous en train de dire qu’il y’a une grande différence entre vous et les autres styles de musique en    l’occurrence le zouglou ?

B.Z : Effectivement, le zouglou peut se jouer sans instrument.

EMI : Mais pourtant ils sont (Zouglouman) et ils sont aussi qualifiés d’artiste ?

B.Z : Ce sont des artistes qui se défendent bien, on peut le dire.

EMI : Mais pourquoi n’êtes-vous pas tenté par ce style musical ?

B.Z : Non, Bi zoto ne peut pas faire de zouglou pour la simple raison qu’on ne m’a pas connu comme un artiste pratiquant ce style de musique, si Bi zoto va faire du zouglou qui fera du tradi-moderne ? Non, je ne peux pas.

EMI : Mais est ce que tout le monde écoute le Tradi-moderne ?

B.Z : Bien sûr tout le monde écoute le Tradi-moderne, prenons l’exemple du zouglou que je qualifie en partie de Tradi-moderne pour la simple raison que c’est un style de « l’aloukou de          Gagnoa », il n’y a rien à faire, concernant le coupé décalé c’est le « Goumé et le sympa » qui est à la base du balafon des senoufos.

EMI : Avez-vous des amis musiciens ici à Londres ?

B.Z : Oui j’en ai une pléthore, je pourrai citer « Nikese, Coremani, Saint Koff »

 

EMI : On pourrait être tenté de dire que votre relation n’est au beau fixe parlant des artistes précités ?

B.Z : Effectivement, c’est ce que je vous disais, à cause de     l’indisponibilité de chacun on ne pouvait pas se voir pour se plancher sur le cas de la musique. Je vous assure que je reprendrai les choses en mains afin de redorer le blason de la musique Tradi-moderne.

 

EMI : Dites-nous à quel artiste vous vous rapprochez le mieux artistiquement parlant ?

B.Z : Je pourrais dire que je suis unique en mon genre bien que je ne sois apprécié de son vivant par Gnaoré Djimmy et Luckson Padaud.

 

EMI : Ne craignez-vous pas l’absence de la communauté Gouro ici en Angleterre ? Est-ce que cela ne serait pas un frein pour vous ?

B.Z : Rire, vous avez raison de craindre cela, mais je vous assure que si je me mets à chanter tout le monde se sentira concerné et touché par ma musique, la langue n’est pas un frein pour moi.

EMI : Pourriez-vous chanter en Bété ?

B.Z : Parlant de ce patoire, il faut dire qu’il partage la même culture que le Gagou et Le Dida qui sont plus basés sur la cloche. En revanche, celui des akans est différents de ceux du centre et de l’ouest de la Cote d’Ivoire.

EMI : Que pensez-vous de la musique ivoirienne en générale ?

B.Z : Je dirai que la musique ivoirienne aujourd’hui est au      premier rang en me référant au Coupé Décalé bien sur qui tire également sa source dans le tradi-moderne. C’est donc dire que ça soit le coupé décalé bat le plein aujourd’hui c’est une part grâce au tradi-moderne, donc je leur tire mon chapeau.

EMI : Quel plan proposez-vous pour rehausser la musique en Angleterre ?

B.Z : Mon projet est d’unir les artistes ici à Londres, Nous  devons également avoir de bons producteurs qui financent les projets et qui déclarent tes droits au Burida, c’est donc dire que lorsque tes morceaux sont joués même dans les radios et autres endroits de la place, ceux-ci doivent faire des rapports au Burida.  A l’époque la seconde jouée dans un espace coutait 20F, c’est donc le cumul qui est déclaré et rendu à l’artiste. Malheureusement, compte tenu de la piraterie des œuvres d’esprit, les  cassettes ne sont plus consommées. C’est dommage pour l’artiste.

EMI : Que pensez-vous de l’utilisation de certaines musiques par les animateurs ou utilisateurs du Facebook dans leurs  vidéos ? Ne pensez-vous pas cela pourrait être considéré comme une piraterie même s’ils mentionnent qu’ils n’ont aucun droit sur la musique ? Mieux le fait de le dire écarte t’il la notion de piraterie ou du droit d’auteur ?

B.Z : Très belle Question, je pense que tout en étant membre du Burida je suis également membre de la SARCEL, pour ce qui concerne les musiques jouées dans les vidéos de certains blogueurs ou cyber activistes, il faut dire qu’on y peut rien. Tous les moyens sont bons pour détourner la piraterie, sinon je pense qu’en jouant l’œuvre d’esprit d’un auteur cela doit être payé. Aujourd’hui avec Facebook c’est compliqué d’autant plus que, nous utilisateurs de cette plateforme ne payons également rien, donc on le prend en fairplay. Il faut dire que la responsabilité incombe au Burida qui se doit de jouer son rôle régalien qui est la perception des droits et la protection de l’œuvre d’esprit de l’artiste.

 

EMI : Toujours dans le cadre du Burida, vous avez été lauréat, percevez-vous toujours vos droits de la part du Burida ?

B.Z : Oui je continue de percevoir mes droits de la part du Burida, il suffit simplement de les contacter, donner mon numéro de compte et celui de la procuration et on me transfert tout ce qui est là-dedans, j’ai plusieurs droits au Burida, celui de la production, celui d’auteur. J’ai mon compte au Burida depuis que j’ai été      lauréat en 1992.

EMI : Est-ce que votre musique est toujours jouée ?

B.Z : On joue toujours ma musique, juste que ça soit promu,

c’est tout, sinon que ma music est encore joué.

EMI : Qu’est-ce que vous pouvez dire aux autres artistes ?

B.Z : Ce que je peux dire, c’est de vous dire merci pour tout le travail que vous abattez du côté de la Diaspora, car c’est par votre canal que nous allons rehausser l’image de la musique ivoirienne en cparticulier et surtout celle de l’Afrique en générale. Je veux également dire que c’est à nous artistes de nous unir afin de propulser au mieux cette   musique, car il est vrai qu’ici à Londres chacun à ses occupations mais n’oublions   surtout pas notre vocation première qui est la musique. Je pense qu’à notre  retour à Abidjan les gens ne diront pas de moi que « voici le chef exécutif de l’hôtel Plazza qui est là », mais plutôt « Bi zoto, l’artiste qui a été lauréat », c’est la seule identité qu’on a au pays peu importe tes occupations ici dans la diaspora. C’est donc à nous     artistes de nous prendre au sérieux afin que vous nous éleviez davantage.

EMI : Etes-vous Chrétien ?

B.Z : NON, je ne suis pas chrétien, ni musulman ni athée parce que je crois en Dieu.

EMI : Dites-nous, depuis votre tendre enfance jusqu’à aujourd’hui y’a-t-il un artiste qui vous a marqué ?

B.Z : En Côte d’Ivoire ou de manière générale ?

EMI : En Côte d’Ivoire ?

B.Z : Je dirai oui, il y’a bien sur des artistes qui m’ont marqué, je pense que les meilleurs artistes de la Coté d’Ivoire depuis peut être notre époque jusqu’à aujourd’hui sont : Monique SEKA, Aicha KONE chez les dames et chez les hommes : Bally Spinto, Gnaore Djimmy.

EMI : Vous ne mentionnez pas Luckson Padaud ?

B.Z : Luckson Padaud, oui, mais juste après GNAORE Djimmy. Vous savez en music, il y’a ce qu’on appelle ‘’savoir chanter’’, ‘’avoir une belle voix’’ et ‘’savoir chanter dans les notes’’.

Chanter c’est de l’art ce n’est pas n’importe quoi,  faudrait qu’en chantant ton interlocuteur soit touché, qu’il  ressente quelque chose et donc ce que j’ai cité plus haut ce sont les meilleurs dans le tradi-moderne.

En ce qui concerne la musique Gouro, ce n’est pas moi qui taille les éloges, mais plutôt le public qui dit de moi le meilleur, et Robert Antoine président du jury de l’émission Dame a dit à ALPHA BLONDY que j’avais une très belle voix, le savoir chanté également et par-dessus toute une voix très audible ? Alpha Blondy retorqua par la suite qu’il n’avait jamais entendu une telle voix et qu’il ne connaissait pas vraiment le tradi-      moderne, mais il pense que j’aurai une très belle carrière musicale. C’est ce qui m’a permis d’avoir le même arrangeur qu’Alpha Blondy à cette époque.

Je poursuis pour raconter encore une anecdote : « Lorsque j’étais en studio à la maison de    production JBZ qui appartenait au père d’ARAFAT DJ HOUON Pierre, il faut rappeler qu’ARAFAT DJ avait 2 ans à cette époque, Alpha BLONDY lui enregistrait au studio de Marcelin Yassé, l’arrangeur était Eugène sous-directeur de l’orchestre de la RTI, après avoir donc été    lauréat de cette émission ils ont tous exigé que tous les      meilleurs instrumentistes de la Cote d’Ivoire puissent jouer dans mon premier album.

 

EMI : Vous dites depuis pas mal de temps vous avez     décidé de prendre les choses en main, dites-nous combien d’album avez-vous produire jusque-là ?

B.Z : Depuis que j’ai pris les choses en main, j’ai fait sortir 2 albums, comme le disait bien Alpha « un bon artiste ne produit pas  d’album chaque année, un album sort et est consommé sur 3 à 5 ans, afin de faire un bilan et connaitre l’appréciation du public »

EMI : Avez-vous l’intention d’en sortir  quelques titres ?

B.Z : je vous dirai que même ce matin je suis prêt parce que j’ai encore 175 œuvres que je n’ai pas encore touché et qui sont donc en attente.

EMI : Attendez-vous un producteur ?

B.Z : J’attends le moment opportun, j’ai déjà sorti un dernier qui date du 03 Aout 2019, je vous en donnerai un exemplaire avant que vous ne rentriez.

EMI : Merci d’avance c’est un single ?

B.Z : Non Non ! un album complet

EMI : Bi zoto, c’est votre nom d’artiste ?

B.Z : Non c’est mon nom à l’état civile, c’est moi-même qui l’ai pris comme nom d’artiste, Sinon à l’état Civile Tone Bi Zobel.

EMI : Quel message lancez-vous à la diaspora ?

B.Z : Je demande leur soutien simplement, pas financièrement, seulement en nous invitant à ses manifestations, il est important qu’elle nous valorise bien avant de penser à   l’extérieur, c’est l’exemple de Zita qui fait des prestations scéniques extraordinaire, il faut nous encourager en invitant massivement car nous sommes leurs  premières offres musicales.

 

 

EMI : N’est-ce pas parce que vos cachets sont élevés qu’on ne vous fait pas appel à des manifestations ?

B.Z : Je ne pense pas que  ce soit une histoire de  cachet, mais je pense que c’est la réalité africaine et l’adage qui dit que « qu’on ne valorise pas ce qui vient de chez nous, on  valorise plus l’extérieur », je pense qu’il faut apprendre à  valoriser nos artistes,  j’insiste toujours sur le cas de Zita, honnêtement je vois aucun artiste venu de l’Europe qui chante mieux qu’elle, si on vous demande, dites que cela vient de Bi zoto. C’est l’exemple de la danse, si ce n’était une question d’âge dites qui danse mieux que Koré, personne, quand on parle de Gnaoré Djimmy c’est parce qu’il y’a également Koré pour la prestation scénique.

EMI : Ok, Mr Bi zoto, nous sommes au terme de notre entretien, avez-vous quelque chose à ajouter ?

B.Z : Ce que j’ai à dire est que la vie est reposée sur l’amour, pour faire le rapprochement avec ma femme, un homme malgré sa fortune s’il n’a personne dans sa vie ou n’a pas la femme qu’il faut, sa vie n’a aucun sens. Aujourd’hui, si j’ai cette  stabilité c’est en grande partie grâce à ma femme, je remercie donc mon épouse Botty Valerie madame Bizoto.

 

ELIT MAGAZINE INTER N°010 SPECIAL SEPTEMBRE FRANCAIS_Mise en page 1

 

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