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Grande Rencontre avec Yannick Jones, Artiste musicien rap-ivoire afro swing

Le monde de la musique est gorgé de nombreux succès en divers genres musicaux dans lesquels de nombreux talents excellent dans lequel Yannick Jones s’identifie de la façon la plus remarquable. Suivons-le !

Elite Magazine Inter : Bonsoir Monsieur

Yannick : Bonsoir à vous les journalistes.

EMI : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Y.J: Je suis Yannick Jones artiste musicien rap-ivoire afro swing et à l’état civil Yannick Houphouët

EMI : De quel pays êtes-vous originaire ?

Y.J : Je suis originaire de la Côte d’Ivoire, plus précisément de Yamoussoukro.

 

 

EMI : Depuis quand vivez-vous en Angleterre ?

Y.J : Je vis en Angleterre depuis 1997.

EMI : Dans quel objectif ou contexte êtes-vous venu en Angleterre ?

Y.J : Je suis juste venu rejoindre ma famille, depuis mon enfance j’ai vécu avec ma mère qui, elle vivait en Côte d’Ivoire    pendant que mon père, lui, vivait en Angleterre. En un mot je suis venu rejoindre mon père. Au départ ce n’était pas dans l’optique de venir faire la musique.

 

EMI : Comment vous est venue l’idée de faire de la musique ?

Y.J : La musique a toujours été ma passion, même étant dans le silence je pouvais la faire en mon             intérieur, comme on le dit en esprit. Je vis de la          musique et je suis un passionné. Je l’écoute tout le temps comme on le dit c’était mon passe-temps.

 

EMI : Quel genre musical écoutiez-vous ?

Y.J : J’écoutais tout genre musical, zouglou, le reggae (Alpha Blondy) et la tendance britannique quand je suis arrivé en Angleterre c’est le Hip hop, RnB.   J’écoutais aussi tout ce qui était musique moderne et populaire.

EMI : Quel genre musical avez-vous choisi ?

Y.J : C’est un nouveau genre musical communément appelé RAP Ivoire développé par la plupart des jeunes ivoiriens de notre époque. C’est un mix afrobeat et du Rap. Il est à l’opposé du RAP classique de l’Europe de l’Est, le Rap Ivoire fait appel à des pas de danses dans un style rythmique, contrairement au RAP Classique qui fait uniquement appel à des textes basés fondamentalement sur la satire des faits de société.

EMI : Avez-vous déjà sorti un single ou un album ?

Y.J : Cela fait juste un an que je fais le RAP ivoire, pour l’instant j’ai fait sortir plusieurs singles. J’ai   également un projet qui est en cours dont je suis en train de vous   livrer les secrets. Généralement les artistes peuvent faire sortir un album puis extraire par la suite des titres de celui-ci comme single et le vendre aux mélomanes. Mais cette fois nous avon procédé autrement, nous avons d’abord fait sortir des singles afin que les gens aient un visuel de ce nouveau style musical ici dans la diaspora et ensuite  compiler le tout sur un album. C’est juste une stratégie afin que les gens ici  s’habituent à la nouvelle sonorité.

 

EMI : Avez-vous une maison de production ou vous-vous autoproduisez ?

Y.J : Effectivement j’ai une maison de production qui se nomme Universal Production Africa, c’est l’une des branches. Elle est la plus grande maison de    production dans le monde.

EMI : Avez-vous un manager ?

Y.J : Oui j’en ai deux managers, un à Londres et un autre pour l’international.

EMI : Vous aviez parlé d’Awards, de quoi s’agit-il exactement ?

Y.J : Les hip-hop Awards c’est le style des Awards du coupé décalé qui récompensent les meilleurs artistes du coupé décalé rebaptisé Kora par Molare.

EMI : Par qui sont organisés vos Awards ?

Y.J : Ces Awards sont organisés à Abidjan et sponsorisés par des compagnies ou entreprises comme Orange, MTN etc.

EMI : Comment avez-vous été sélectionné ?

Y.J : Seul le travail paie,  aujourd’hui quand on parle du Rap Ivoire dans toute la diaspora, si tu ne vois pas apparaitre mon nom c’est que ça n’existe pas. Rire.

EMI : Vous êtes mariés ?

Y.J : Non, je ne suis pas marié, mais j’ai deux enfants, plus précisément deux filles.

 

 

 

EMI : Comment vous vous organisez dans la diaspora ?

Y.J : A Londres on essaie de s’organiser comme on peut. Pour l’instant c’est un bilan positif, plein de fierté pour tout ce qu’on a réalisé jusque-là par rapport aux époques  antérieures. Et je pense que cela ne date pas de longtemps que les affluents vers L’Angleterre c’est maintenant que ça se passe, en tout cas pour ce qui est de l’organisation tout se passe bien, rien à déplorer.

EMI : Comment vivez-vous la concurrence avec les autres, notamment les nigérians ?

Y.J : On essaie au maximum de s’intégrer, nous sommes tous         à London et London c’est une       incorporation de toutes les communautés donc on part sur une base commune qui est « London is one people ».

 

EMI : Vous nous aviez dit que vous étiez également un compositeur, dites-nous d’où vous sortez cette inspiration ?

Y.J : L’inspiration vient du pays, en tant qu’ivoirien on sait quand même que l’ivoirien est mature, tout se passe dans la tête. Auparavant, je ne pensais pas pouvoir m’exprimer ainsi, ou du moins composer une chanson en français. Pendant l’enfance on a beaucoup appris et c’est ce qu’on essaie de transmettre aujourd’hui à la société. Dans le passé on entendait pas mal de choses dans notre environnement, des chansons, des histoires qu’on pensait avoir oubliées, mais qui demeurent encore dans notre inconscient. C’est aussi de là que part l’inspiration, je le dis également à toute la   nouvelle génération de garder pas mal de choses qu’ils pourront retranscrire plu tard.

EMI : Parlons des huit singles, vous les avez chantés en français ou en anglais ?

Y.J : Je les ai tous chanté en français, mais juste que dans les chansons j’ai introduit quelques mots en anglais qui étaient difficiles à trouver en  français. Pour dire que lorsqu’un mot m’échappe en français je le remplace par l’anglais pour avancer. Rire.

EMI : A quel moment écrivez-vous vos textes ?

Y.J : Je n’écris pas de texte, tout part de l’inspiration. Je peux chanter à tout moment de la journée. Pour moi écrire un texte, fait perdre de son originalité ou le dégrade en quelque sorte.

 

EMI : A quel artiste voulez-vous ressembler ?

Y.J: A Yanick Jones. Rire. Si on me demande quelle carrière souhaiterais-tu avoir, je dirai plutôt la        carrière de Magic System, parce qu’ils représentent au mieux la Côte d’Ivoire. Sans buzz, ça me plait bien.

EMI : Organisez-vous des soirées ici à Londres ?

Y.J : J’ai ma propre soirée en cours, mais j’ai déjà participé à des soirées Francophone (Brixton            Electronic), anglaises, et aussi à l’Ivorian show UK organisée par Danielle Gnonsoa, en Mai 2019. De toutes les façons, les soirées de Yanick Jones arrivent. Je compte sur votre parrainage, Rire.

EMI : Quel message lancez-vous à la diaspora Ivoirienne ?

Y.J : Comme message, je pourrai dire que nous sommes orphelins de nous-mêmes, je leur  demande simplement de ne pas oublier d’où ils viennent, entendez par là les   investissements au pays. Aujourd’hui je considère que j’ai deux maisons, ici en Angleterre et celle du pays. En ce qui concerne les enfants le choix leur appartient, mais ce que je leur demande c’est de ne   oublier leur culture.

EMI : Quelles relations entretenez-vous avec les artistes ivoiriens ici à Londres ?

Y.J : En ce qui concerne les artistes ici, en tout cas chacun a ses problèmes, Rire. Cela dépend de tout un chacun, d’ici quelques années je pourrai apporter de l’aide aux autres et peut être avoir une collaboration avec certains artistes. J’ai une maison de production et le contrat que j’ai avec Universal précisément sur mon Label qui se nomme KK225.

 

EMI : En tant qu’artiste quels conseils pourrez-vous donner aux enfants ?

Y.J : Ce que je peux dire à la  jeunesse, c’est qu’il y’a encore plus à découvrir dans la vie « There Is More in life ». Qu’on essaie de vivre nos rêves, avoir des ambitions élevées et surtout ne pas se limiter aux petits contacts intersubjectifs du quartier. J’ai été jeune, « beh » je suis toujours jeune (Rire), mais dans la tête j’ai 44 ans. Ce que je veux dire c’est que lorsqu’on est très jeune on pense que nos amis sont les atouts pour nous. En ce qui concerne les parents il faut qu’ils actualisent leurs manières de faire les choses, parce que les époques ne sont pas les mêmes. Il faudrait qu’ils connaissent le mode de fonctionnement de leurs enfants. De nos jours, tout se passe sur les réseaux sociaux, les plus grandes violences prennent leurs sources dans ces réseaux, l’enfant qui passe tout le temps dans la chambre sur Snapchat cela ne veut pas dire qu’il est saint, donc il faut garder un œil sur lui.

 

EMI : Est-ce que vous êtes en train de suggérer aux parents de surveiller le téléphone de leurs enfants ?

Y.J : Juste leur dire de s’actualiser, connaitre la nouvelle donne des TIC, ne pas restreindre      certaines activités aux jeunes. Me concernant, quand il y’a une nouvelle application ou même une actualité nouvelle j’essaie de l’appréhender avant mes enfants. Cela me permet d’avoir un œil sur eux. Communiquer avec les enfants, c’est l’éducation que m’a inculqué mon père. Je partageais tout avec lui, on abordait toutes les        thématiques à un certain âge, une fois il m’a même dit je dois être la dernière personne de qui tu dois avoir peur, s’il y’a un      problème tu viens immédiatement me le dire.

EMI : Vivez-vous uniquement de la musique ?

Y.J : Oui, puisque j’ai une maison de production, pour l’instant je vis de cela. J’ai fait l’université et je travaillais dans l’ophtalmologie bien avant de débuter la musique.

EMI : Merci Yanick, avez-vous un dernier mot à faire passer ?

Y.J : Effectivement, je dis un big up à Elite Magazine qui est le magazine de la diaspora, qui fait la promotion de la culture et des talents africains.

Moi c’est, Yanick Jones vous pouvez également me retrouvez sur : Facebook, Instagram, Snapchat, On est  ensemble.

C’est la Côte d’Ivoire qui gagne.

ELIT MAGAZINE INTER N°009 SPECIAL SEPTEMBRE YANNICK_Mise en page 1

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