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ART & CULTURE / Grand reportage : comment le jeune Sery Yves Roland Lopoua, connu sur le nom « la maison de Roland » son nom d’artiste. Il nous explique comment il s’est construit. Suivons

 Grand reportage : comment le jeune Sery Yves Roland Lopoua, connu sur le nom « la maison de Roland » son nom d’artiste. Il nous explique comment il s’est construit. Suivons

EMI: Bonsoir Monsieur pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs s’il vous plait ?

R.L: Merci pour l’opportunité que vous m’offrez, merci à Elite magazine Inter pour cette visite de courtoisie.  À l’état civil je suis Seri Yves Roland Lopoua. Mon nom d’artiste c’est La maison de Roland.

Tout le monde veut savoir qui vous êtes réellement ? Et pourquoi La maison de Roland et que faites-vous exactement ?

R.L : je suis un jeune ivoirien résidant ici au Royaume-Uni. J’ai toute ma famille ici aussi,  mon père M. Lopoua, mes trois petits frères et notre mère aussi. Je suis restaurateur c’est mon travail. Ça fait plus de 10 ans je suis dans ce métier, je l’ai commencé très tôt. Voilà qu’aujourd’hui je suis manager d’un espace de restaurant ici à Londres. 29, power station c’est à Battersea.

Comment êtes-vous arrivés à Londres ?

R.L: Oui nous avons eu la chance, Notre père rêvait de venir en Europe il faisait déjà les courses pour et moi tout petit je rêvais de m’installer en France. Papa parlait beaucoup  par de son projet.  Vers mes six ans, je crois, avec nos prières et notre persévérance, Dieu agr nous a exaucés. Le rêve de papa a s’est réalisé et il  nous a tous fait venir en Europe. Et  cela fait 17 ans aujourd’hui que nous sommes à Londres.

 

D’où vient le nom la maison de Roland ?

R.L: En fait la maison de Roland je ne vais pas trop en parler ici je ne vais pas faire comme mon papa le président Gbagbo ça reste un mythe pour moi  que je préfère garder secret. Celui qui veut le découvrir alors libre à lui. Sinon c’est juste une personne et sa maison, il y a la maison des Rocheville, la maison des Dupont etc. J’aime aussi    beaucoup lire aussi et ainsi j’ai découvert aussi les histoires de certaines grandes familles qui ont des maisons et ce sont des maisons qui sont bien bâties donc c’est dans ce contexte là que j’ai opté pour la maison de Roland et je souhaite qu’on entre pas trop   dans les détails et laisser au public de découvrir cette énigme. Tout simplement je dirai  il s’agit d’une personne et sa maison. Je suis Roland et ma maison c’est ma compagne mon fils et mes biens.

Donc c’est ça la maison de Roland

 

Donc c’est cela la maison de Roland ?

R.L: S’il vous plaît n’entrons pas dans les détails comme je l’ai souhaité tantôt

Roland Tout le monde entend la maison de Roland par-ci et par-là vous êtes aussi producteur n’est-ce pas ?

R.L : Non je ne suis pas encore producteur mais de ma position, je suis beaucoup les artistes quand ils ont  un  besoin de promotion pour leur musique, il m’arrive de les aider et les soutenir du mieux que je peux.

Vous savez en Afrique nos artistes sont pétris de talent mais ils n’arrivent pas à faire exploser ce talent pour pouvoir en vivre aisément. Alors nous autres mécènes leur apportons de temps en temps ce coup de main salvateur par nos conseils. Il m’arrive de rencontrer un artiste qui pour moi est un illustre inconnu et pour détecter en lui son savoir-faire, je lui demande comme ça de me chanter « Joyeux anniversaire » que je mets par la suite sur ma page pour le faire connaître du grand public et 9 cas sur dix ça ça prnd et c’est comme ça, que les gens ont découvert Samy Succès et ont commencé à apprécier ce qu’il fait et à reconnaître qu’il est bon chanteur et à se demander qui il était. Il chantait bien mais il n’avait pas de visibilité et c’est ainsi que les gens l’ont découvert et ça a pris. L’année d’après il a fait un tabac lors d’un cocktail à Paris. Il a été beaucoup acclamé et boum c’est parti et il vit aisément bien aujourd’hui de son art.. Ce n’est t plus comme par le passé où on vous sollicitait pour égayer le public pour des prunes mais maintenant ça va bien Abdoulaye.

 

Vous avez dit dans votre interview que vous êtes restaurateur, que proposez-vous dans votre restaurant ? Qu’offrez-vous dans votre restaurant ?

R.L: Je suis manager d’espace terrestre, ce qui veut dire qu’on fait les cash-in, on ferme le restaurant et on a une équipe qu’on gère et ainsi de suite. Je peux aussi donner du travail aux frères et aux  compatriotes. Mais je me souviens qu’à l’époque, j’ai donné du travail à certaines personnes, comme les gens ne sont pas toujours de bonne moralité, j’ai un peu arrêté parce que ça me crée des ennuis. Un ami dont je préfère  taire le nom et  qui était vraiment dans le besoin, Je me suis employé à lui trouver  du boulot mais il m’a payé en monnaie de singe. Une fois le boulot  trouvé et qu’il a commencé à l’exercer, il est partir du restaurant sans prévenir et jusqu’à ce jour, il n’q pas donné signe de vie. Et ceci nuit grandement à ma crédibilité. La chance que j’ai eue c’est que les gens me connaissent bosseur sinon mon audience aurait pris un sacré coup, on aurait  assimilé le comportement de ce monsieurau mien. On nous aurait mis dans le même moule. Et  c’est pour cela  que je conseille  toujours à nos frères de respecter les lois du travail quoiqu’il advienne. Il faut toujours déposer une lettre de démission quand tu dois quitter un boulot et vis-à-vis de la loi  et tu es ainsi couvert et aussi l’entreprise a la latitude de trouver un remplaçant et c’est bien pour les deux parties. Comme j’aime toujours aider, ma stratégie maintenant est toute simple. Quand je constate que l’obtention d’un poste est une nécessité pour toi je me dis  pourquoi ne pas te donner  cette opportunité.

 

Nous avons aussi une maison pourquoi ne parle -t-on pas de nous comme c’est votre cas ?

R.L: (rires)

 

Quel est votre secret ?

R.L: Vraiment comme je l’ai dit tantôt c’est une énigme  rire mais je n’ai pas de secret.  Je suis un jeune qui aime beaucoup travailler et passionné par ce qu’il fait. Je suis ambitieux et obnubilé  par la réussite c’est peut-être ça mon secret.

Et je persiste toujours dans tout ce que je fais car la  persévérance ouvre bien de chemins .Il faut avoir foi à ce que tu fais et être ambitieux pour réussir.

La célébrité n’est pas trop le côté qui m’impressionne. La modestie, le respect des droits d’autrui, le respect des aînés, peut-être c’est ce que les gens recherchent en moi et je pense être  suis raisonnable. Il y a beaucoup de difficultés que j’ai traversées, mais en même temps je n’aime pas pointer les gens du doigt, j’essaie de comprendre. Je n’aime pas juger, je fais beaucoup d’efforts pour comprendre les gens.

 

À vous voir vous paraissez être un jeune homme serein et vous nous dites avoir traversé des difficultés dans votre vie. Quelles difficultés ont été les vôtres  sans être trop indiscret ?

 R.L : bon je ne sais pas, je ne sais pas comment vous  expliquer. Au départ  j’étais footballeur, je jouais en Côte d’Ivoire et mon père m’a fait venir ici, j’ai rejoint, ma famille  dans le but de  toujours pratiquer mon métier de footballeur.

J’ai des amis aujourd’hui qui vivent de ce métier de footballeur ce n’est pas qu’ils étaient meilleurs à moi, tout simplement parce que c’est leur destinée. Je ne dois pas m’en offusquer mais plutôt j me battre dans un autre domaine pour réussir et c’est ce que j’ai fait. Mes amis ont percé dans le football  moi je me dois de m’affirmer ailleurs.

Au lieu de me prendre la tête, et de pleurer sur mon sort j’ai préféré me mettre sérieusement au travail. Je suis très sociable, très abordable, j’aime m’épanouir, c’est comme ça, un ami m’a introduit dans la restauration. Ensuite j’ai commencé à faire de  l’hôtellerie, vu mon dévouement, mon abnégation,  mon sérieux, un ami, qui vit présentement  aux États-Unis m’a sollicité pour aller travailler avec lui mais j’ai jugé bon de ne pas y aller pour ne pas laisser ma famille livrée à elle seule.

Qu’est-ce que vous faites comme cuisine dans votre restaurant ?

R.L : Nous faisons la cuisine tropicale, les repas chauds. C’est plus du thon chaud, la nourriture un peu chaude, par exemple on a de la nourriture, qui est épicée des épices qui viennent de l’Afrique et de l’Orient. Ce sont ces plats que nous faisons. On a des choses comme l’harissa, du falafel, qui ne sont pas des plats européens.

 

Qui constitue votre clientèle en général ?

R.L : Bon nous recevons une clientèle cosmopolite comme des Africains du Nord, des Français, des Anglais et même des gens qui viennent spécialement de France avec leurs familles pour fêter qui un anniversaires  qui juste partager un repas ensemble. On se mets en quatre pour les satisfaire en leur mettant  plein la vue avec un très beau service  qavec des tables, bien garnies, des jeux de lumière et ils nous quittent vraiment r très satisfaits promettant de revenir très bientôt .

 

Donc vous  avez aussi des salles réservées ?

R.L: Oui nous avons des salles, on fait des bouquets, on prend des réservations de plus 20  voire de  40 personnes, dans des salons privés. On organise des mariages, des engagements, et aussi beaucoup d’autres évènements.

 

Dans quelle catégorie situez- vous votre restaurant ? Boîte de nuit ou simplement un espace gastronomique ?

R.L: Non ce n’est pas une boîte de nuit, ce n’est qu’un restaurant

Mais si les gens veulent s’amuser il y a des salles de jeux de lumière, ça dépend.


Roland aviez-vous fait des études de cuisine ?

R.L : Non, c’est ce qu’on appelle le rêve anglais, j’ai fait des études en Côte d’Ivoire, juste la classe de troisième, quand nous sommes arrivés en Angleterre, j’ai fait mon BTS diplôma, j’ai aussi mon diplôme de maintenance en informatique, j’ai opté pour la pratique plutôt que la théorie, je n’ai pas fait d’études universitaires mais je me suis adonné à la pratique. L’université ne faisait pas partie de mes ambitions ce n’était pas ma tasse de thé.  Pour l’université on était obligé de contracter un prêt auprès du gouvernement, prêt qu’on est tenu de rembourser dès qu’on commence à travailler. Je n’ai pas voulu devoir au gouvernement, je veux devoir à une personne physique qu’au  gouvernement.

Des amis prenaient des prêts, pour se marier avec l’argent de l’Etat. Ceux-là ce sont des aventureux. Me concernant je ne suis pas venu  à l’aventure, je ne veux pas devoir à la reine. Je travaille et je paye mes taxes tout le temps et voilà

Que voulez-vous dire vous n’êtes pas à l’aventure c’est cela ?

R.L: Non je ne suis plus à ce stade là

Y a-t-il une différence ?

R.L: Non, aujourd’hui nous on est venu plus jeune en Angleterre, on s’est intégré, on sait comment le système fonctionne, je vous parle des gens qui ne travaillent pas je ne vous dis pas ça, nous sommes arrivés ici, nous sommes partis à l’école on a travaillé et on sait comment le système marche. On parle anglais avec des Anglais et quand nos parents sont en difficulté on leur vient en aide en remplissant, leurs formes. Avec eux on sait de quoi on parle.

C’est sans prétention aucune, vous voyez, la Côte d’Ivoire c’est chez nous on va y retourner mais, nous aujourd’hui si nous retournons au pays, nos frères ivoiriens, ne vont pas nous voir comme un parent un ami mais comme un binguiste.

 

Comment gérez- vous la canicule une fois au pays?

R.L: Moi personnellement je ne fais pas comme les autres, quand il fait chaud je ne sors pas donc, je ne sors qu’après 18 heures et avec un couvre-chef, le reste du temps je suis à la maison. L’environnement fait que l’on est obligé de se comporter ainsi. Un frère me disait Roland tu es très simple quand tu arrives au pays.

Vous savez nous ne sommes pas tous pareils chacun a sa manière de vivre, cela fait près de 17 ans aujourd’hui que je suis en Angleterre, quand je retourne au pays,  je suis avec la famille et j’arrête de boire la bière. Pour ne pas faire certaines choses qui puissent les décevoir. On s’assoit ensemble on boit bien sans distinction, quand c’est comme ça ils sont contents, ils sentent que leur frère est là, La fraternité de 100 ans en arrière demeure, c’est la moralité de l’histoire en fait. La preuve quand je suis parti j’ai dormi dans la maison où j’ai grandi et a même le sol sur une natte et ils m’ont regardé comme ça avec de grands yeux pleins d’admiration et c’est comme ça, c’est très facile. Pour moi c’était une sorte de pèlerinage il fallait le faire.

Depuis combien de temps êtes-vous marié ?

R.L: Ma compagne, ma ravissante compagne je l’ai connue, il y a plus de 10 ans maintenant, en fait c’est elle que Dieu m’a donné.

 

Le mariage a été fait au pays ?

R.L: Non c’est ici dans ce pays où j’ai grandi et où j’ai rencontré ma femme. Nous nous sommes perdus de vue et nous sommes retrouves par la suite. Si on s’est  retrouvé après tout ce temps-là c’est que c’est Dieu qui nous a réunis, je ne veux pas rentrer dans ce débat. Mais ce que je veux dire, c’est que la vie permet des choses.

 

Roland quelles sont vos relations avec les organisateurs des spectacles  et événements ici à Londres ?

R.L: Oui avec les organisateurs d’évènements d’ici c’est une question d’affinité comme vous le savez, il y a des gens qui ne travaillent pas, qui n’ont pas de boulot qui ne payent pas de taxe, on les met en haut. Et nous qui travaillons, qui donnons du boulot à nos frères et sœurs, nous pouvons aider les parents dans les démarches administratives mais on ne nous considère pas. Mais il y a certains et certaines d’entre eux qui nous estiment par exemple maman Ackichi qui me considère beaucoup qui connait un peu ma valeur et que je respecte, quand elle devait organiser  son évènement l’année dernière quand elle m’a approché je suis allé la soutenir sans souci, elle était contente  et elle a encore sollicité mon aide pour cette fois  mais le covid-19 n’a pas permis. Ce qui est important dans la vie ce n’est pas que l’argent. Il faut toujours créer des conditions pour maintenir les relations. Me concernant, lorsque vous dites salut Roland et comment va la famille c’est suffisant pour moi. C’est gentil en fait. Je veux qu’à l’anniversaire de ma femme ou bien l’anniversaire de mon enfant, j’aimerais tout de même te voir venir souhaiter bon anniversaire à ma femme ou à mon fils, leur offrir un petit présent et passer un bon moment avec nous. J’ai des principes, j’ai des valeurs qu’on doit respecter. Je cite maman Ackichi en exemple car pendant le coronavirus elle s’est souvenue de moi en  m’appelant pour me saluer, Mon fils on dit quoi, durant toute la période de Covid-19.

 

Sentez-vous de la jalousie à votre égard de la part des gens ?

R.L: La jalousie, on dit quand tu pries Dieu que pour le succès, il ne faut pas être étonné de voir des gens manifester de la jalousie à votre égard parce que la réussite va de pair avec la jalousie, la convoitise. C’est un « package » où il y a la convoitise. Je n’aime pas être dans la masse, parce que ma présence dérange quand je suis à un évènement ou à un mariage il m’arrive malgré moi de  voler la vedette aux intéressés. Parce que j’ai la latitude de satisfaire tout le monde par mes gestes, mes dons et tout cela crée des jalousies inévitables. Ma présence dans les shows crée la jalousie, je m’approprie les évènements sans le vouloir juste par ma noblesse, ma main facile et par « le travaillement » c’est souvent qui dit mieux ? Les regards sont toujours fixés sur moi.

Vous pouvez  par exemple fêter votre anniversaire et je vais y venir et ma présence ne va pas passer inaperçue, et ce à votre grand dam et en votre for intérieur m’en vouloir. C’est pour éviter tous ces désagréments que je préfère rester dans mon coin. J’évite les endroits où il y  a du monde et dans des endroits dans lesquels je peux passer incognito.

Si vous ne me voyez pas à un lieu c’est qu’il s’y trouve beaucoup de personnes qui sont jalouses de moi et j’évite de nourrir la convoitise.

Généralement  quand j’arrive à une fête, je m’assois, je commande mon champagne et je bois et maintenant quand je suis quand l’ambiance me va, comme on le dit je peux aussi faire un travaillement sur la personne avec des billets de banque vite fait tandis que ceux auxquels elle s’attend ne feront rien à la fête parce que quand vous m’invitez c’est que vous attendez quand même à un petit traitement de ma part.

La personne satisfaite fera son commentaire évidemment pour dire mais vous qui tout le temps êtes avec moi vous n’avez rien fait pour moi alors que Roland arrive et me donne tout ça, pour dire que quand je vous connais et que vous faites quoi que ce soit et que vous exigez ma présence je viendrai pour vous faire plaisir parce que je suis beaucoup famille et attachant de même si  votre femme accouche et que vous m’invitez je dis à ma femme de faire des courses pour le  bébé, et nous venons vous voir avec, même si vous n’êtes  jamais venu chez moi ou vous ne l’avez  jamais fait, pour moi.

Toute vie qui vient de naitre a besoin d’être honorée, une femme qui se marie doit être honorée le jour de son mariage de même quand quelqu’un fête son anniversaire il faut aussi l’honorer car tu ne sais pas ce qu’il a dû endurer ou surmonter toute l’année donc ce que vous pouvez faire pour la personne fais-le.

A part rendre service aux gens qu’est-ce que Roland fait d’autre ?

R.L : Roland aime beaucoup la lecture ça c’est mon secret, mais je suis en train de m’organiser pour faire ma librairie, je lis et j’écris beaucoup, ça doit faire au moins 13 ans que j’écris, j’ai mon journal intime, j’écris sur ce que j’ai l’intention de faire ou ce que j’ai déjà fait, sur mes propres expériences.

En fait c’est ça votre secret, la lecture. Mais à quoi une librairie va-t-elle vous servir ?

R.L : La librairie est d’abord pour moi et ensuite en faire profiter à notre fils.  Parce qu’un enfant stressé quand il prend un livre et le lit ça peut le dérider et lui permettre d’acquérir des connaissances Je ne veux pas être le père qui a une cave à la maison  Je me rappelle que des amis venus me faire une visite me reprochaient de n’avoir pas installé un bar chez moi ? Moi je ne vois pas les choses de cette façon, si l’envie de boire nous prend, nous achetons nos boissons pour nous rincer la gorge et quand on a fini c’est fini Quand nous étions beaucoup plus jeunes la boisson se trouvait à la maison, et nous pouvions boire à volonté pour nous déstresser ou passer un bon moment entre amis parce que l’alcool était à notre portée

Mais si c’était des livres qui étaient en notre possession, on les aurait lus et on en  aurait tiré quelque chose qui aurait pu nous servis à l’avenir plus, C’est cela ma philosophie.

 

EMI. Qu’est-ce que vous aimez dans les écritures ?

R.L : Dans les écritures j’aime beaucoup le livre de Georges Bush, celui de Tony Blair, Condolicca Rice et aussi celui de Nelson Mandela : Road to Freedom et j’aime aussi lire mon journal intime.

 

On ne peut pas demander ce qui est dans le journal intime aussi n’est-ce pas ? Rires

R.L : Oui c’est pour ça qu’il est intime. Rires.

Mais pour que je l’écrive, je dois être dans un calme absolu et faire un vide autour de moi et en même temps quand il est écrit je dois faire exactement ce qui y est consigné.

On dirait que c’est en quelque sorte un testament ?

R.L : Je vais faire ça en Novel comme ça mon fils s’en servira plus tard. En grandissant il me découvrira mieux et aussi les gens lèguent à leurs enfants de l’argent et des biens divers et les nôtres ce qu’ils hériteront de moi c’est mon journal intime qui leur enseignera mes origines et ma personne.

 

Les gens vous prennent souvent pour un artiste ? En êtes-vous vraiment un ?

R.L : Non je ne le suis pas, je suis un genre de mécène pour les artistes  mais je n’en suis pas un mais à Londres dans notre communauté je suis la maison de Roland est la plus médiatisée.

Il y a un groupe qui est sorti sans que je ne sois informé mais qui m’a appelé pour me dire qu’il m’a fait une dédicace dans sa chanson et moi en retour depuis chez moi  j’ai fait une vidéo pour lui apporter mon soutien,

Je n’étais pas présent sur les lieux mais la personne qui a produit le groupe et qui m’estime bien m’a appelé pour me dire Roland nous t’avons dédié une chanson qu’on a intitulée amour véritable et dans le morceau du premier nom au troisième nom c’est le mien tandis que celui qui a produit le groupe vient loin derrière moi C’est un véritable honneur qui m’a été fait.

Donc quand tu respectes les gens ça paie, tout le monde ne t’aimera pas de la même manière mais ceux qui t’apprécient il faut les conserver et ne pas les offusquer de peur de les perdre, c’est ça ma philosophie.

Une autre fois il a fait un direct dans lequel il a parlé de moi ça m’a fait chaud au cœur

 

Est-ce que Roland a des amis ?

RL: Roland est son propre ami.

Bien que je sois très loyal en tant que  personne, j’ai des amis mais je ne suis pas vraiment avec eux car je respecte le fait qu’ils ont besoin de s’occuper de leur famille et qu’ils restent chez eux, sinon mon meilleur ami et moi on ne se voit pas beaucoup, il est musulman, moi chrétien, il ne boit pas, je bois. Il ne fume pas je ne fume pas, Tout ce que je fais il aime mais il ne le fait pas mais il est mon ami et c’est ce qui fait le monde. On est en contact sans pour autant nous voir. J’ai un autre ami aussi qui est pasteur en Côte d’Ivoire je le vois quand  je vais au pays, je lui demande de temps en temps, qu’on retourne un peu à l’époque de notre enfance mais hélas.

Roland est chrétien est chrétien  de quelle obédience catholique ou évangélique ?

Oui je suis chrétien, j’ai la foi mais je ne suis pas ce religieux qui va tous les dimanches à l’église. Je l’ai fait quand j’étais beaucoup plus jeune mais aujourd’hui je ne suis plus très fréquent dans les églises. Je mets en pratique ce qui m’a été enseigné dans ma jeunesse telle que la parole et la foi.

Sinon nous sommes tous chrétiens dans la famille, mon père, mes frères et tout le monde, je suis baptisé confirmé.

Je suis très modeste et j’ai la crainte du Dieu très haut,

Je ne n’envie pas le succès d’autrui, je ne regarde pas dans l’assiette d’autrui comme beaucoup d’autres ont tendance à le faire à tel point qu’ils n’ont pas le temps d’apprécier le menu qu’ils ont devant eux.

Comme je l’ai dit tantôt j’aime boire le champagne mais dans ma photo les gens seront étonnés de me voir boire du Jack Daniels parce qu’il faut être modeste dans tout ce qu’on fait et ne faut pas pousser les gens à t’envier

Pour moi la modestie c’est le fondement de la sagesse.

 

La maison de Roland a-t-elle un message pour la diaspora afro-Caraïbéenne en particulier la diaspora ivoirienne ?

R.L : Moi je suis comme un Juif. Je veux  m’adresser d’abord à la diaspora ivoirienne parce que la charité bien ordonnée commence par soi-même.

Ce que je peux dire à la communauté ivoirienne d’ici c’est de faire preuve de modestie ; Les gens ne sont pas assez modestes.

Personnellement j’ai été moi-même victime de la jalousie mais par la grâce de Dieu je m’en suis sorti prospère,  j’en suis  sorti victorieux et finalement plus heureux que ceux qui m’ont fait le coup. C’est pourquoi je dis qu’il faut faire preuve de modestie car ici, où nous sommes il y a beaucoup de femmes et beaucoup d’hommes, ce n’est pas en allant chercher le mari de ta copine, surtout quand tu sais qu’ils ont des enfants, ils ont bâti des choses ensemble.  La plupart du temps ils ont une longue histoire qu’ils ont bâtie en faisant beaucoup de sacrifices. Et cela au nom de ce qu’on appelle, l’amour, qui pour moi est la médiocrité. L’amour ne cause pas de malheur, ce sont des gens extérieurs  qui sont souvent la cause des malheurs de certaines familles.  Une fois que tu te mets avec quelqu’un qui est déjà en couple, tu es la cause des malheurs des gens, tu divises une famille, tu l’appauvris et tu la rends malheureuse, les enfants deviennent des délinquants et des prostituées

Là ce n’est pas de l’amour sinon ici pour un homme libre il y a beaucoup de femmes célibataires et vice-versa. Si les gens sont en couple et qu’ils ont leurs problèmes si vous ne pouvez pas arranger il vaut mieux les laisser tranquilles et si leur séparation doit provenir d’eux-mêmes et bien qu’elle vienne d’eux. Ne jamais être la cause d’une rupture conjugale.

Nous voyons beaucoup de cas comme ça aujourd’hui dans nos communautés, beaucoup se prennent pour des anges mais ils ne font que détruire la vie des autres sans s’en rendre compte et moi pour toutes ces raisons j’aime être chez moi et dans mon coin je ne laisse pas n’importe qui rentrer chez moi

J’encourage aussi à regarder dans nos assiettes.

Ma femme et ma moi avons travaillé d’arrache- pied pour être où  nous sommes c’est vrai que j’ai été un peu épaulé mais j’ai travaillé dur et Dieu a agréé.

La maison de Roland a-t-elle parrainé des manifestations ?

J’étais le parrain de maman Akichi, je faisais partie de son évènement on avait commencé à préparer la fête et je devrais être le parrain officiel mais le coronavirus est arrivé donc on a été obligé de remettre ça. Je me suis laissé dire que c’est en octobre prochain si tout rentre dans l’ordre. Elle en tout cas me fait confiance.

On dit de séparer ce qui est vil de ce qui est précieux mais les gens choisissent ce qui est vil et laissent ce qui est précieux.

 Vous aussi un poète à votre temps perdu ?

R.L. Je suis un savant car un savant c’est quelqu’un qui crée des richesses à partir de la lecture, et comme je vous l’ai dit précédemment, moi je lis beaucoup.

 

C’est de la lecture que vous-êtes arrivé au restaurant ?

R.L. Non ça c’est la vie qui a fait mais il fallait apprendre aussi parce qu’aujourd’hui en management il y a des trucs qu’il faut maitriser, il faut apprendre ‘il faut apprendre et lire quand même vous faites les trainings il faut savoir fermer et faire le cash-in ; A la fin de la journée il faut pouvoir arrêter sa balance et ce n’est pas aisé si vous ne vous cultivez pas.

 

Que devrions-nous retenir de la maison de Roland ?

R.L. Ce que les Ivoiriens doivent savoir de moi c’est que je suis le devenir de la culture ivoirienne.

J’ai un internat un espace zougloutique où on organise des concerts live à Yopougon et je vais en installer un à Bouaflé comme ça les artistes n’auront plus à se déplacer à se déplacer à Abidjan pour l’organisation de leurs spectacles. Déjà des artistes ont commencé  à se produire là-bas.

Je pense que le développement d’un pays commence par sa culture ; Je suis un vrai Juif et je n’aime pas promouvoir ce qui vient d’ailleurs ; Les produits ivoiriens c’est ce que je veux promouvoir. Chez moi on n’écoute que la musique ivoirienne, le Zouglou particulièrement.

Je suis un conservateur, je valorise tout ce qui vient de chez moi.

De nos jours il est très difficile de trouver  une jeune fille bien agréable soumise comme ma femme. En tant qu’homme c’est-à-dire tu te maries toi-même c’est ta personne et je ressens que c’est mon côté femme qui est la jeune fille, elle est très courageuse, très raisonnable. Elle me comprend et donne son point de vue sur ce que j’entreprends c’est vraiment ma moitié. Elle est très modeste et très respectueuse et c’est ce qu’il me manquait.

Qu’est-ce qu’il fait la force de la maison de Roland ? 

R.L : Ma force, c’est la connaissance, le savoir. C’est ça qui fait ma force. En tant qu’humain laissez- moi vous dire que ce sont les deux mains qui se lavent. Mais moi j’ai une troisième main pour ne pas dire une quatrième main qui vit avec moi c’est ma compagne qui me soutient beaucoup dans tout ce que je fais, ma gracieuse compagne comme j’aime l’appeler. En tout cas la maison ne serait pas ce qu’elle est  si je n’étais pas épaulé par ma femme si mon chemin n’avait pas rencontré le sien.

Je nourrissais déjà l’ambition de me réaliser quand je quittais la maison paternelle et la providence l’a mise sur ma voie. J’ai peut-être pris du retard mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Donc cette jeune dame là quand nous nous sommes rencontrés c’était le coup de foudre qui est aujourd’hui le résultat de l’amour parfait que nous vivons. Et voilà nous sommes toujours… Le coronavirus a fait qu’on s’est plus rapprochés, parce qu’il n’y a plus de soucis de boulot, ou de visites à des amis, cette pandémie a eu aussi des retombées bénéfiques il ne faut pas voir seulement que le côté négatif. C’était elle, rien qu’elle. Je ne voyais qu’elle à mon réveil et encore elle à mon coucher et c’était valable pour elle. Nous occupions notre espace commun. Me sachant paresseux elle sait que j’aime beaucoup dormir, alors elle me laisse dormir. Elle me passe tous mes caprices ; mais dans les besoins vitaux de la maison elle est très intransigeante. La maison lui doit tout.

La déco, il y a tout ça parce que quand on rentre on sent une présence féminine, on sent une présence chaleureuse. Et cette présence féminine, c’est cette jeune dame que vous me donnez l’occasion d’honorer. Bientôt ce sera le grand jour devant tout le monde.

Donc on garde la date. Corona peut manger ça (rires) mais il n’est jamais trop tard pour mieux faire. Donc nous sommes en train d’organiser ça mais bientôt euh Elite Magazine sera avec nous pour immortaliser ce moment, pour capturer ce moment et j’espère que la vie permettra que nous partagions ce repas ensemble. Merci,

« Tu es tellement romantique ! »

Oui (Rire)

« C’est important »

ELIT MAGAZINE INTER N°008 SPECIAL AOUT FRANCAIS_Mise en page 1

       

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