Tu es là
Accueil > Art Culture > Grande interview avec le célèbre chef cuisinier Olivier Elia !

Grande interview avec le célèbre chef cuisinier Olivier Elia !

Un cuisinier sait comment préparer un repas. Il est capable de suivre une recette, assembler quelques ingrédients et de faire quelque chose de comestible et éventuellement bon selon les goûts de chacun. Le travail se termine en même temps que le repas.

Mais à la différence de notre chef Olivier Elia ce chef est un artiste avec un couteau à la place d’un pinceau. Il est le chef qui expérimente de nouvelles combinaisons à la recherche de nouvelles saveurs.

Il ne suit pas les recettes, il les crée. Il est passionné. Il ne veut pas simplement remplir l’estomac de ses clients, il veut leur donner une expérience mémorable.

Selon Katherine Pancol Ouvrir un livre de cuisine pour composer le menu.

Rêvasser á mille combinaisons saugrenues.

Un poulet aux fraises ?

Un lapin aux rutabagas ?

Une sole au caramel et au chocolat ? Et pourquoi pas ?

La vie est triste parce qu’on la répète chaque jour. Il suffit de changer les ingrédients et elle chante. Chef Olivier Elia a compris cela et ne cesse de nous épater chaque jour.

Voici ce qu’il nous a révélé lors de cette grande rencontre dans sa somptueuse démeure.

 

Elite Magazine Inter : Bonjour M. Veuillez-vous présenter à nos lecteurs.

Olivier Elia : Je suis Olivier Elia, je suis originaire de la Cote d’Ivoire, Apollonien de Bassam et de Grand-Lahou vivant en Angleterre depuis 1999.

 

EMI : Vous- êtes donc de deux endroits de la Côte d’Ivoire ?

OE : L’histoire nous a révélé que nos ancêtres venus du Ghana se sont installés à Bassam et Grand Lahou parce qu’il fallait s’éparpiller un peu partout pour pouvoir facilement se nourrir.

 

EMI : Dans quel contexte vous vous êtes retrouvé en Angleterre ?

OE : Au moment où je finissais mes études mes cinq frères étaient déjà en Fiance et après le décès de mon père ils ont souhaité que je les rejoigne mais moi j’ai voulu voler de mes propres ailes et j’ai décidé de venir en Angleterre pour un peu plus de liberté.

EMI : Avez-vous fait des études de cuisine ou d’hôtellerie en Côte d’ivoire ?

OE : Non pas du tout.

Quand je suis arrivé ici en 99 j’avais un frère du nom d’Adama, qui avait ses amis qui travaillaient en cuisine dans un restaurant italien à Convent Garden et donc par leur biais je suis rentré dans la cuisine pour travailler comme plongeur pendant 8 mois et il faut quand même reconnaitre que la plonge est difficile sans toutefois minimiser cette position,

J’ai commencé à m’approcher des chefs pour regarder ce qu’ils font pour apprendre et pouvoir avancer.

Petit à petit quand quelqu’un s’absentait au boulot je le remplaçais et c’est comme ça que j’ai été promu comme commis à commencer par le froid et la salade, et tout est parti de là.

IL y avait la barrière de la langue mais l’aide-chef et certains employés étaient ivoiriens donc ça se passait facilement.

 

EMI : En quelle année êtes-vous devenu cuisinier ?

OE : Je suis devenu  cuisinier précisément  vers mars et avril 2000 dans le même restaurant en gravissant les échelons

 

EMI : Etes-vous resté dans le même restaurant jusqu’à présent ?

OE : Non je travaille ailleurs je suis maintenant dans une chaine de restaurant anglaise.

 

EMI : Travaillez-vous au compte d’un restaurant ou êtes-vous à votre propre compte ?

OE : Non mais plutôt dans un restaurant italien

 

EM : Avez-vous étudié la cuisine entre temps ici ?

OE : Oui j’en viens, En fait quand j’ai commencé à monter en grade je n’ai pas changé tout de suite je suis resté dans le même restaurant ou j’ai travaillé de la position de commis jusqu’à celle de l’aide chef il faut reconnaitre que ma mère même tenait déjà un restaurant depuis que nous étions petit donc  ayant travaillé avec elle je maitrisais aussi beaucoup de choses et j’étais toujours dévoué à étendre mon savoir-faire donc je suivais tout le temps, j’apprenais ,je remplaçais les collègues qui s’absentaient, c’est comme ça que mes supérieurs ont remarqué mon zèle et dès que l’aide-chef est rentré dans son pays en Algérie pour se marier j’ai été coopté pour le remplacer.

 

EMI : Et a présent ou en êtes-vous ?

OE : En ce moment je suis toujours dans la chaine de restaurant ou je travaille moins qu’avant pour que je puisse m’occuper de ma famille et passer du temps avec mes enfants.

 

EMI : On ne vous rencontre pas beaucoup au sein de la communauté ivoirienne, cela est dû á quoi ?

OE : Pour ce qui concerne la communauté,

J’ai ouvert mon propre business il y a 3 trois ans avec un groupe d’ancien collègues dont un mixage de Nigérians, Gambiens, Sénégalais et un Ivoirien ……Nous avons eu l’idée après qu’un ami ait sollicité mes services pour son anniversaire, je lui ai préparé des canapés et mon beau aussi fêtait le baptême de son enfant nous lui avons préparé  un service de canapés qu’ils ont beaucoup apprécié et étant Camerounais il en a parlé dans sa communauté, une autre dame camerounaise se mariant, son mari Nigérian, ils avaient plus de 350 invités nous avons fait leur service traiteur et ils étaient tellement satisfaits qu’ils nous ont donné £250 de pourboire et donc partout où les gens ont besoin de nos services ils nous contactent á l’avance , nous expliquent ce qu’ils désirent et on s’entend sur un prix et nous préparons pour eux quel que soit le nombre de Guest nos clients restent très satisfaits et ils nous recommandent beaucoup dans leurs milieu respectifs.

Nous prions Dieu et avec l’aide de mon épouse aussi à la maison tout se passe bien.

Pour ce qui est de la communauté ivoirienne nous n’avions pas encore eu beaucoup de clients à part quelques-uns comme Stéphanie de Houidi pour sa fête du 15 février….

EMI : Quel genre de cuisine faites-vous ? Est-ce la cuisine occidentale ou africaine ?

OE : Au fait après le restaurant de mes débuts, j’ai fait un peu le tour, travaillé dans beaucoup de restaurants y compris les pubs pour approfondir mes connaissances et avec tout ce que j’ai appris auprès de ma mère, dans son restaurant, je peux dire que je sais faire un peu de tout et pour moi la cuisine est une passion.

Je vous donne un exemple très simple, si vous demandez à plusieurs personnes de vous faire une sauce claire avec les mêmes ingrédients, vous aurez quand même plusieurs goûts différents parce que chacun l’assaisonnera à sa manière en y ajoutant le sel ou la viande  à son propre temps , c’est ce qui déterminera le goût de la sauce donc c’est un problème de goût et moi j’adapte mes goûts en fonction de ceux qui m’invitent .

 

EMI : Vous êtes en train de nous dire qu’il y a des gouts qui sont meilleurs que d’autres ?

OE : Non ce que je veux dire c’est que si vous venez à moi pour me demander de vous préparer quelque chose je vous demanderai aussi, comment vous voulez cette chose pour qu’au bout du compte ce que je prépare puisse vous plaire.

 

EMI : Nous avons vu des tables bien dressées avec de très bons canapés bien faits avec des goûts différents à la fête de la Saint Valentin le 15 février est-ce vous qui les avez concoctés ?

OE : Oui avec mon équipe nous avons préparé  les canapés  le plat de résistance et le désert

On a fait les designs’ de telle sorte que ça donne l’effet de houahoo et que ça donne envie de les déguster, on fait les cartes de menus aussi et on dresse la table de menu le buffet et le plus important dans ce qu’on sait faire. La base sinon le reste c’est la créativité

Dans l’équipe nous avons un pâtissier mais moi aussi je suis en train de me former dans ce sens.

 

EMI : Quel est le nom de votre business ?

OE: Mon business s’appelle Olivier Elia.

 

EMI : Travaillez-vous avec votre femme ?

OE : Non ma femme elle est mon soutien moral et aussi ma gouteuse principale quand j’essaye de créer un nouveau menu

 

EMI : Quel est votre message pour la diaspora ivoirienne ?

OE : Pour ce qui concerne la diaspora je dirais faisons-nous confiance et encourageons-nous.

Quand ton frère fait une affaire paye lui exactement la même chose que tu paierais à quelqu’un d’autre

 

EMI : Ou est-ce qu’on peut vous trouver ?

OE : Chez moi et j’ai fait mes cartes de business que je distribue un peu partout soit dans le métro soit dans les rues et quand nous finissons un évènement les gens prennent nos coordonnés et de bouche à oreille on nous contacte et là même nous irons bientôt à Abidjan pour notre deuxième mariage là-bas

La première fois c’était le mariage de ma belle sœur.

 

EMI : Quand vous allez en Afrique vous partez avec toute votre équipe ?

OE : J’y vais normalement avec une personne et on prend une personne sur place car au mariage de ma belle-sœur par exemple elle n’a voulu que des assortiments de canapé donc ça été rapide.

 

EMI : Quel est votre mot de la fin ?

OE : Un grand merci à Elite magazine Inter et j’espère qu’à travers cette interview les gens comprendront le concept d’entreprendre quelque chose et aider tous ceux qui commencent une affaire à avancer et nous comptons aussi sur l’aide de Dieu.

Aimee  Letin Elite Magazine Inter

ELIT MAGAZINE INTER FRANCAIS_Mise en page 1

Laisser un commentaire

Haut